lundi 5 juin 2017

Maîtresses de maison : et si on lâchait du lest...

Il a beaucoup été question de la notion de la charge mentale depuis quelques semaines, sur ce blog et ailleurs. S'il ne faut ni la nier ni la sous-estimer, il importe toutefois de la remettre en question, de la déconstruire et pourquoi pas, d'en guérir...

Depuis la nuit des temps, l'homme quitte le foyer pour aller chercher de quoi nourrir sa famille, tandis que la femme gère la maison, l'entretient et nourrit les petits. En 2017, ce qui a fondamentalement changé, c'est que les femmes sont sorties du foyer pour elles aussi gagner de quoi nourrir la famille. Ce faisant, elles n'ont pas pour autant cessé de remplir leurs missions traditionnelles. Certes, les hommes ne trépignent pas à l'idée de remplir ces fonctions-là mais, ceci mis à part, avouons-le, nous ne sommes pas non plus prêtes à renoncer à notre stature de maîtresse de maison. Et tant que nous n'aurons pas fait ce chemin-là, nous subirons cette charge mentale qui nous plombe. Le foyer demeure notre territoire, le symbole de notre pouvoir. Mais on ne peut pas à la fois vouloir continuer de régner ainsi à la maison et se plaindre de la lourdeur psychologique que cela suppose.

Alléger notre charge mentale suppose que monsieur en prenne sa part, ce qui ne sera possible que si on le laisse faire.
La façon de procéder reste à inventer. Cela variera d'un foyer à l'autre et ce ne sera vraisemblablement pas un long chemin tranquille. Il y aura des périodes de tâtonnement. On trouvera à redire sur la façon dont monsieur prend en charge telle ou telle "mission", corvées ménagères, organisation de la vie sociale, des vacances, gestion des devoirs des enfants, etc. Mais si l'on n'en passe pas par-là, comment imaginer un seul instant qu'un juste équilibre s'opère dans nos vies ?

Toute l'histoire de l'humanité ou presque repose sur ce schéma traditionnel : l'homme va chercher de quoi nourrir les siens, la femme est à la maison. On ne saurait bouleverser ce modèle-là en deux coups de cuillère à pot. Néanmoins, les femmes ont su parcourir la moitié du chemin en sortant du foyer. Elles parviendront à parcourir la seconde, à partir du moment où elles accepteront de lâcher prise.


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